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Chance et superstitions à l’autre bout du monde

Publié par: In: Sin categoría 20 jan 2016 Questions: 0 Tags: , , , , , ,

 

Chance et superstitions à l’autre bout du mondeLes superstitions sont le reflet de la culture d’une civilisation, et ces différences culturelles peuvent nous surprendre, car elles sont très éloignées des nôtres. C’est encore plus vrai lorsqu’il s’agit des coutumes d’un pays situé à l’autre bout du monde, comme la Chine.

Pour commencer, nous aborderons la question des nombres. À cause de leur signification, ils ont une importance très spéciale dans la culture chinoise. En chinois, plusieurs caractères peuvent être écrits avec le même pinyin mais prononcés avec un ton différent. Cela change complètement le sens du mot. Ainsi, mā (妈) veut dire « mère » et mǎ (马) veut dire « cheval ». Cette similarité ne passe pas inaperçue.

 

Dans ce contexte, le chiffre quatre est très symbolique en Chine : c’est un chiffre porte-malheur. Contrairement au nombre treize dans la culture occidentale, cette superstition n’a rien à voir avec le nombre de mois dans une année, le nombre d’heures dans une journée, ou la mort de quelqu’un. Elle est due à sa prononciation (四), qui ressemble à celle des mots « mort » ou « mourir » : sǐ (死). C’est pour cette raison que le chiffre quatre est pratiquement absent de tous les contextes : dans un bâtiment, le cinquième étage arrive directement après le troisième, il n’existe pas de rangées quatre (ni quatorze) dans les avions ou les trains, etc.

 

Cependant, il existe aussi un numéro porte-bonheur, le chiffre huit. Sa prononciation, bā (八), est presque un homophone de fā (发), qui signifie « prospérité » ou « fortune ». Toutefois, cette superstition peut aussi être reliée au Bouddhisme et à sa fleur de lotus à huit pétales, qui représente la perfection de l’esprit. Ainsi, nous pouvons trouver en Chine plusieurs exemples démontrant son importance, comme les Jeux Olympiques de Pékin qui ont commencé le huitième jour du huitième mois de 2008 (le 08/08/08), à huit heures du soir.

 

Par ailleurs, les traditions et les coutumes reflètent aussi clairement une culture, et le contexte historique d’un pays ainsi que sa situation géographique jouent également un rôle important. C’est pourquoi, plus deux civilisations sont éloignées l’une de l’autre, plus on peut trouver de différences entre elles. Dans presque toutes les cultures, on a attribué à divers animaux une série de vertus et de significations. Dans les pays occidentaux, un chat noir est synonyme de malchance alors qu’une blanche colombe symbolise la paix. De la même façon, une biche ou une grue blanche portent chance en Chine.

 

Étonnamment, c’est aussi le cas de la chauve-souris. Cela est de nouveau dû, entre autre, à la prononciation du mot biānfú (蝙蝠). Le dernier caractère, (蝠), est presqu’un homonyme de celui du mot « bonheur », fú  (福). Il se rapporte donc aux bonnes nouvelles. On trouve de nombreuses peintures et vases anciens représentant des dessins de chauve-souris, et, même dans le passé, il était coutume de s’asseoir la nuit dans le patio avec une tasse de thé, et d’observer voleter ces animaux.

 

Ainsi, bien que cela puisse nous paraître étrange, il vaut mieux ne pas se fâcher ou se vexer si l’on nous offre une image de chauve-souris… On veut juste nous souhaiter bonne chance !

 

Beatriz Bustos Rincón

Traduit par Morgane Le Maistre

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