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Les langues celtiques sont-elles en danger ?

Publié par: In: langue 10 fév 2016 Questions: 0 Tags: , , , , , , , , , ,

AGESTRAD

L’expansion celte, à partir du IIe millénaire avant J.-C., est à l’origine des langues celtiques. On situe généralement le berceau de cette civilisation dans l’actuelle Bavière, mais elle s’est étendue sur une majeure partie de l’Europe, créant ainsi plusieurs langues. Comme les langues romaines et germaniques, elles appartiennent à la famille indo-européenne et sont regroupées en trois catégories : les langues gauloises, brittoniques et gaéliques. Il est intéressant de noter que les locuteurs de langues brittoniques, par exemple, peuvent plus ou moins se comprendre entre eux, alors qu’il leur est impossible de communiquer avec un locuteur de langues gaéliques.

Les langues gauloises regroupent le gaulois et le celtibère.

Dès le Ier millénaire avant J.-C., le gaulois devient la langue du peuple celte résidant en Gaule. En 52 avant notre ère, César achève de conquérir leur territoire et le latin y est alors introduit. Son influence finira par faire disparaître le gaulois, au Ve siècle après J.-C. Néanmoins, le français actuel a hérité d’une centaine de mots provenant de la langue celtique, tels que chat ou cheval.

Le celtibère connaîtra le même destin. La langue, apparue sur le territoire ibérique au moment de l’arrivée des Celtes dans la péninsule, n’a pas non plus résisté à l’invasion romaine.

Le gallois, le cornique et le breton, quant à eux, constituent les langues brittoniques.

Le gallois nait au Ve siècle dans l’actuel pays de Galle, alors que le cornique apparaît à la même époque dans les comtés du Devon et de Cornouailles, lorsque des Celtes parlant cette langue s’y installent. Toutefois, en 1337, la région devient le duché de Cornouailles et revient donc au fils aîné du souverain d’Angleterre. Les habitants doivent alors adopter la religion anglicane, qui interdit l’usage de langues autres que l’anglais. Le cornique s’éteint en 1777.

Tous deux sont à l’origine du breton. Cette troisième langue apparaît au Ve siècle, lorsque des immigrants du pays de Galle et de Cornouailles fuient la Grande-Bretagne, alors envahie par les Saxons, et viennent se réfugier dans l’actuelle Bretagne française.

Enfin, la troisième catégorie regroupe l’irlandais, l’écossais et le mannois.

L’irlandais, la plus ancienne des langues gaéliques, est à l’origine des deux autres. Elle se diffuse sur l’île de Man et en Écosse lorsque les Scottis (nom donné aux Irlandais par les Romains) s’y implantent. Sur l’île de Man, l’irlandais favorise l’apparition du mannois, qui sera très vite influencé par les langues scandinaves, puis par l’anglais, au moment de la domination anglaise. Après le XIXe siècle, de nombreux immigrants anglais débarquent sur l’île qui s’ouvre au tourisme, et le mannois disparaît rapidement.

L’irlandais et l’écossais ont eux aussi dû affronter de nombreux obstacles : la conquête anglaise de l’Irlande, la guerre contre l’Écosse, la campagne d’épuration ethnique menée par les Anglais et la grande famine en Irlande en 1845, etc.

Au vu de ces informations, doit-on considérer que les langues celtiques sont en danger ? Selon les anthropologues, trois facteurs différents entrent en jeu pour qu’une langue survive : le nombre de personnes qui parlent cette langue, les institutions qui la soutiennent, et sa légitimité au niveau international.

Actuellement, environ 60 000 Écossais parlent encore le gaélique. Bien qu’aucune loi ne détermine son statut, le gouvernement écossais a fait une série de déclarations pour soutenir le gaélique, menant à des subventions destinées par exemple à son enseignement. En Irlande, ils sont 1,5 millions et depuis l’indépendance du pays, l’irlandais est considéré comme une langue officielle et est enseigné à l’école. Au pays de Galle, 18% de la population continue d’utiliser le gallois et plusieurs lois encouragent son usage et son apprentissage. Quant au breton, on compte un peu moins de 200 000 personnes qui continuent de le parler. Les institutions régionales s’efforcent de le promouvoir au quotidien, par le biais d’activités culturelles variées.

De nos jours, de nombreux mots provenant de ces langues ancestrales sont entrés dans nos dictionnaires. Savez-vous par exemple que le mot whisky vient de uisce beatha qui signifie « eau de vie » en gaélique irlandais ?

 

Morgane Le Maistre

 

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